Abstracts
ABSTRACTS
from Labour/Le Travailleur 3, 1978
DISCORDANT MUSIC:Charivaris and Whitecapping in Nineteenth-Century North America
Bryan PalmerTHIS PAPER examines charivaris and whitecapping in 19th-century North America. Establishing the presense of charivari/shivaree over the course of the century and of whitecapping in the years 1885-1905, the study examines two particular ritualistic forms of enforcing community standards and behavour. Commonly directed against unnatural marriage, sexual offenders, wife beaters, and those who defied acceptable standards of behavour (including employers and strikebreakers), charivaris and whitecapping posed the threatening order of custom against the rule of law. As such, they challenged, implicitly if not explicitly, a developing bourgeois hegemony. In studying them, we learn much about society and culture, order and disorder, in the 19th-century past, forces crucial to an understanding of the plebeian and working-class communities.
CET ARTICLE étudie le phénomène du charivari et du "whitecapping" en Amérique du Nord au XIXe siècle. Après avoir fait le relevé des manifestations de charivaris au cours du siècle et de "whitecapping" de 1885 à 1905, l'auteur analyse plus à fond ces deux formes particulières de renforcement des normes sociales. Habituellement dirigés contre les personnes ayant contactés des mariages contre nature, contre ceux qui ont battu leur femme, contre les délinquants sexuels et ceux qui ont transgressé des normes communément acceptés de comportement social (y inclus employeurs et briseurs de grève), le charivari et le "whitecapping" soulève le problème de la menace que pose à l'ordre issu de la loi celui que représente la coutume. De la sorte, ils posent un défi, implicitement si ce n'est explicitement, à l'hégémonie de la bourgeoisie. L'étude de ces phénomènes permet de mieux comprendre la place occupée par les manifestations d'ordre et de désordre dans la société du XIXe siècle; ce sont des forces dont l'étude est essentielle à la compréhension du peuple et de la classe ouvrière.
CAPITAL AND LABOUR IN THE HALIFAX BAKING AND CONFECTIONARY INDUSTRY DURING THE LAST HALF OF THE NINETEENTH CENTURY
Ian McKayTHE HAILFAX baking and confectionary industry was characterized by the uneasy coexistence of craft bakeries, manufactories, and one factory. A stratified system of production produced a stratified labour force, in which the journeymen bakers alone were able to organize a union. Their struggles reveal a cleavage between factory workers and other journeymen in the industry.
L'INDUSTRIE DE LA pâtisserie et de la confiserie à Halifax se caractérisait par la difficile coexistence de boulangeries artisanales, de fabriques et d'une manufacture. Parmi les différents groupes de travailleurs auxquels a donné naissance ce système de production, seul les compagnons boulangers ont été capables de former un syndicat. Leur lutte révèle un clivage entre les travailleurs en manufacture et les autres employés de cette industrie.
THE 1907 BELL TELEPHONE STRIKE: Organizing Women Workers
Joan SangsterTHIS ARTICLE analyzes the causes and significance of the 1907 Toronto Bell Telephone strike, which arosed considerable public sympathy and resulted in a Royal Commision. The author discusses the attitudes of the Bell Telephone company, the government (especially Mackenzie King), middle class opinion and organized labour towards these women workers. She also examines some of the reasons for the operators' failure to make substantial gains or organize into a union, despite their militant effort to fight wage cutbacks and an increase in hours.
CET ARTICLE analyse les causes et la signification de la grève des employés du Bell Telephone à Toronto en 1907, laquelle grève a soulevé beaucoup de sympathie de la part de la population et nécessité la création d'une commission royale d'enquête. L'auteur détermine l'attitude de la compagnie et du gouvernement (spécialement celle de Mackenzie King) et examine la réaction de la bourgeoisie et des organisations syndicales à l'égard de ces travailleuses. De plus, l'article essaie de déterminer les raisons de l'échec des opératrices à faire des gains importants et à s'organiser en syndicat malgré leur opposition tenace à une diminution de leur salaire et à l'augmentation de leurs heures de travail.
MUNITIONS AND LABOUR MILITANCY: The 1916 Hamilton Machinists' Strike
Myer SiemiatyckiTHE 1916 HAMILTON machinists' strike was the first prolonged work stoppage to disrupt munitions production during the First World War. It exhibited many of the features which were to become a fixed pattern in Canadian industrial relations through to 1919: fierce empolyer resistance to the demands of organized labour; opportunistic policy decisions by government and the Imperial Munitions Board; and embattled trade union leaders struggling to assert their own code of responsible union behaviour against a restive membership. This paper explores each of these themes as well as the strike's impact on the labour movement in Hamilton and the rest of Canada.
LA GRÈVE DES machinistes de Hamilton en 1916 fut le premier arrèt de travail prolongé qui a interrompu la fabrication de munitions durant la Première guerre mondiale. Cette grève possédait plusiers des caractéristiques qui sont devenus monnaie courante dans les relations industrielles en 1919: âpre résistance des employeurs aux réclamations des travailleurs; décisions opportunistes de la part du gouvernement et de la Commission impériale des munitions; lutte des chefs syndicaux contre des syndiqués impatients pour faire respecter leur propre code d'éthique. Cet article analyse chacun de ces thèmes de même que l'impact qu'a eu la grève sur le mouvement ouvrier de Hamilton et celui du reste du Canada.
WORKERS, GROWERS AND MONOPOLISTS: The "Labour Problem" in the Alberta Beet Sugar Industry During the 1930s
John Herd Thompson and Allen Seager"WORKERS, GROWERS AND MONOPOLISTS" is a study of the sugar beet workers of Southern Alberta and their attempt during the Depression to organize a trade union. Radical militants from Farmers and Workers Unity Leagues organized the foreign-born workers and in 1935 and 1936 led strikers which brought the "class struggle" to the farm gate. Observing the exploitataive relationship which also existed between the beet growers and the Rogers Sugar Company, union leaders attempted to create a worker-grower movement against the Company. This proved an unrealizable goal, and the collaboration of growers, the sugar company and the state ultimately crushed the beet workers' union.
CET ARTICLE étudie la tentative d'organisation d'un syndicat par les travailleurs d'une raffinerie de betterave à sucre du sud de l'Alberta pendent la dépression. Des militants radicaux de la "Farmers and Workers Unity Leagues" ont syndiqué des travailleurs immigrants dont ils ont dirigé les grève en 1935 et 1936. Conscients aussi de l'exploitation que subissaient les fermiers de la Rogers Sugar Company, les chefs syndicaux tentèrent de les unir aux travailleurs contre la compagnie. Mais cet objectif s'avéra irréaliste et les fermiers se joignirent à la compagnie et au gouvernement pour écraser le syndicat des travailleurs.
THE FORMATION OF THE CANADIAN INDUSTRIAL REALTIONS SYSTEM DURING WORLD WAR TWO
Laurel Sefton MacDowellDURING THE WAR years extensive trade union growth was accompanied by serious industrial unrest. Wage controls, inadequate labour representation on war policy-making bodies, and the absence of collective bargaining legislation resulted in antagonistic labour-government relations. The government's strict enforcement of wage controls and refusal to enact legislation to handle the growing number of "recognition strikes" contributed to labour's growing alienation. The T.L.C. and C.C.L., despite their organizational rivalry, united to demand new legislation modelled after the American Wagner Act. The labour movement also forged a formal relationship with the C.C.F. The federal government decided to maintain wage controls despite their unpopularity; however, the C.C.F.'s growing popularity, its electoral victories, and the success of the recently passed Ontario collective bargaining legisaltion, caused the government to introduce a new labour policy in 1944 (PC 1003). This order became the basis for a new labour relations framework which recognized the status of collective bargaining. Labour did not achieve significant representation on government policy making bodies, but it did achieve representation on permanent tribunals which were set up to administer the labour legislation. At the local level, employees were more readily able to organize into trade unions and negotiate collective bargaining agreements. This permanently undermined traditional management perogatives and to this extent empolyees achieved a new status and a degree of participation in industrial decision making.
PENDANT LA GUERRE, la croissance du syndicalisme s'accompagna de nombreux arrêts de travail. Le contrôle des salaires, la faiblesse de la représentation des travailleurs dans les commissions gouvernementales et l'absence de loi des relations ouvrières ont suscité des tensions entre le gouvernment et les travailleurs. La stricte mise en vigueur par le gouvernement du contrôle des salaires et son refus de légiférer malgré l'augmentation du nombre de "grèves" ont accru l'indignation des travailleurs. Le C.M.T.C. et le C.C.T. ont fait taire leur opposition et se sont unis pour réclamer l'adoption d'une loi semblable à la loi Wagner votée aux Étas-Unis. De plus, le mouvement ouvrier a établi des relations suivies avec le C.C.F. Bien décidé au début à maintenir le contrôle des salaires malgré son impopularité, le gouvernement fit marche arrière en 1944 à la suite des succès rencontrés par le C.C.F. et l'adoption récente en Ontario d'une loi des relations ouvrières. La nouvelle politique du gouvernement inscrit dans l'ordre en conseil 1003 fait reposer sur des bases nouvelles les relations du travail car elle accorde un statut légal au contrat collectif de travail. Quoique la représentation des travailleurs ait été faible au niveau des comités chargés de concevoir la loi, ils ont néanmoins obtenu plus d'influence dans les tribunaux chargés d'appliquer la loi. Les travailleurs s'organisèrent donc plus facilement en syndicat et la négociation de contrats collectifs de travail s'avéra plus aisé. La loi en minant la position traditionelle du patronat donnait un nouveau statut aux employés en leur accordant un certain degré de participation dans l'enterprise.
LA CONSCIENCE SYNICALE LORS DES GRÈVES DU TEXTILE EN 1937 ET DE L'AMIANTE EN 1949 (with an introduction by André LeBlanc)
Alfred CharpentierL'AUTEUR REMET en question l'hypothesè que la grève de l'amiante de 1949 ait été l'élément du développement de la conscience ouvrière au Québec. La grève du textile de 1937 avait suscité un même type prise de conscience: les deux conflits s'étaient développés de la même façon au niveau local; les deux ont lié des objectifs généeraux concernant l'ensemble de l'industrie; dans les deux cas, la grève est déclenchée après que les travailleurs n'aient pas réussi à obtenir la reconnaissance de leur syndicat par le patron et l'obtention d'un contrat collectif; et finalement, les dirigeants de la C.T.C.C. assumèrent la direction des deux grèves.
IN THIS MEMOIR, the uniqueness of the 1949 Asbestos strike as a catalyst for union consciousness-raising in Quebec is questioned. The 1937 textile Workers Strike is presented as an example of similar forces ar work. In both instances the local union situation developed within a similar background, both saw attempts to link together industry, both also saw strikes erupt after the workers' failure to obtain recognition and a negotiated settlement, and, finally, both were supported in the struggle by senior officers of the C.C.L.
LES ARTISANS ET LA CONSCIENCE DE CLASSE OUVRIÈRE: nouvelles recherches aux États-Unis
David MontgomeryLES RECHERCHES récentes sur les artisans aux Étas-Unis mettent l'accent sur le caractère évolutif du développement capitaliste, sur la transmission des idées révolutionnaires du XVIIIe siècle au mouvement ouvrier du siècle suivant, sur la résistance des travailleurs à la discipline du travail en système capitaliste et sur le comportement des foules comme source d'analyse de la conscience populaire.
RECENT STUDIES of American artisans have focused on the protracted nature of capitalist development, the transmission of eighteenth-century revolutionary ideas to the next century's labour movement, resistance to capitalist work discipline, and the value of crowd behaviour as a source of insight into popular consciousness.









