Abstracts
ABSTRACTS
from Labour/Le Travail 19, Spring 1987
Trends in Working-Class History
David MontgomeryIN THIS ARTICLE the author analyzes the last decade's work in the social history of the working class in the United States and Canada. Utilizing the dual themes of structures of meanings and structures of power, he surveys many of the major works published since 1976.
DAN CET ARTICLE, l'auteur analyse les travaux de la dernière décennie en histoire sociale de la classe ouvrière aux États-Unis et au Canada. À partir du double thème des structures du signifié et des structures de pouvoir, il recense plusieurs des principaux ouvrages publiés depuis 1976.
Women's History and Working-Class History
THIS PAPER SEEKS to examine the extent to which the writing of the history of both women and of the Canadian working class has converged over the last ten years, to suggest other ways in which integration of the two could be sought, and also to suggest some basic conflicts between the paradigms of each which point to areas where integration seems unlikely. It argues that if the goal of writing a history of the totality of the working class is a shared one, areas of intersection between the two fields must be consciously sought out. New ways of integrating the history of women and the working class must be sought. For a start, this requires a reconceptualization of the way we define the working class and work, examination of the processes of class reproduction, and acknowledgement of the importance of examining how gender definitions are transmitted, shaped and reshaped.CETTE ARTICLE CHERCHE à examiner jusqu'à quel point l'historiographie des femmes et de la classe ouvrière au Canada ont convergé depuis dix ans, à suggerer d'autres façon de les integrer tout en indiquant quelques conflits fondamentales dans les paradigmes de chaque champ d'histoire qui suggèrent des aires où l'integration semble improbable. Il faut chercher consiemment les points de recontre, d'intersection entre les deux champs et essayer de les integrer si on veut écrire une histoire de toute la classe ouvrière. Au départ, il faut reconceptualiser notre façon de definer la classe ouvrière ainsi que le travail, examiner comment les classe ouvrière ainsi que le travail, examiner comment les classes se reproduisent et reconnaître l'importance de la transmission, de la formulation et la reformulation des definitions de genre.
Ethnic Studies and Working-Class History
Bruno RamirezTHE LIMITED INFLUENCE that ethnic studies and working-class history have exerted on each other can be explained by the priorities and the predominant theoretical orientations that have characterized the former field. Much more fruitful, instead, has been the growing convergence of related fields such as immigration history and migration history towards working-class history. While this convergence has resulted in much more sophisticated knowledge of the social and cultural universe in which the labour movements have grown and developed, relatively little progress has been made in isolating ethnicity as a historical category and in determining its place in the development and articulation of social consciousness.
L'INFLUENCE RÉCIPROQUE QUI s'est exercée entre les études ethniques et l'histoire de la classe ouvrière est assez limitée, un fait que l'on peut expliquer par les priorités et les orientations théoriques qui ont caracterisé cette dernière discipline. La convergence croissante de domaines tels que l'histoire de l'immigration et l'étude des migrations vers l'histoire de la classe ouvrière a, par contre, été très fructueuse. Alors que cette convergence a engendré une connaissance assez sophistiquées de l'univers social et culturel dans lequel les mouvements ouvriers se sont développés, il reste beaucoup à faire pour isoler l'ethnicité comme catégorie historique, et pour determiner sa place dans le développement et l'articulation de la conscience sociale.
Syndicalisme "parcellaire" et syndicalisme "collectif:" Une Interpretation socio-technique des conflits ouvriers dans deux industries québécoises (1880-1914)
Jacques FerlandCETTE ANALYSE CHERCHE à démontrer que plusieurs manifestations de "nouveau syndicalisme" semblables à celles observées en Angleterre et dans d'autres régions canadiennes, surgirent du mouvement ouvrier québécois au tournant du vingtième siècle. C'est un raison de leur position particulière au sein du procè de travail que les tisseurs et les tisseuses, ainsi que d'autres ouvriers du coton "semi-qualifiés" donnèrent une dimension "multilatérale" à leurs grèves, de sorte que les conflits de travail eurent tendance à se déployer au-delà d'une seule tâche productive ou des seuls travailleurs qualifiés. Comparativement, les ouvriers en chasseurs évoluèrent dans une environment productif beaucoup plus "parcellisé" et leur lutte surgit et concerna essentiellement les ouvriers masculins les plus qualifiés et leurs fraternités respectives, dans la tradition du syndicalisme de métiers de l'ère victorienne.
THIS STUDY SEEKS to demonstrate that numerous manifestations of "new unionism" similar to those found in England and various regions in Canada, were noticable in the Quebec labour movement at the turn of the twentieth century. Because of their perculiar socio-technical position in the labour process, male and female weavers, as well as other semiskilled cotton mill operatives, gave a multilateral orientation to their strikes, meaning that labour conflicts tended to spread beyond a single occupation or to the most skilled workers. In comparison, boot and shoe workers were confined by a much more fragmented labour process and most of their struggle was generated by and reflected the concerns of the most skilled male operatives and their respective brotherhoods, in the tradition of nineteenth-century craft unionism.
Class Conflict in a Prairie City: The Saskatoon Working-Class Response to Prairie Capitalism 1906-19
Glen MakahonukALTHOUGH A GREAT DEAL has been written about the western Canadian working class in the first two decades of the twentieth century, there is still a need to examine the nature of the labour-capital relations in a small prairie city like Saskatoon. Even though the Saskatoon working class lived and worked in an agricultural economy, it was far from being passive and conservative in its relationship with the ruling class, especially in the period that led to the labour revolt of 1919. This relationship was based on class conflict, similar to what other workers were experiencing on a national and international basis. Class conflict was not restricted to the workplace, for it also involved the working-class community when it came to matters of unemployment, living conditions, inflation, and the tragedies of war which enhance the evils of capitalism. The Saskatoon working class issued both an economic and political response to prairie capitalism which included an astute understanding of the rules of the game and a form of radical politics which aimed at a transformation of society.
QUOIQU'ON AIT ÉCRIT abondamment sur la classe ouvrière de l'ouest canadien, il reste encore à étudier les relations entre le capital et le travail dans les petites villes des Prairies comme Saskatoon. Bien que la classe ouvrière de Saskatoon travailla dans une économie agricole, elle était loin d'être passive et conservatrice dans ses rapports avec la classe dirigeante surtout pendant la période qui mena à la révolte ouvrière de 1919. Ces rapports étaient basés sur la lutte des classes, tout comme ceux vécus par les travailleur(euses) sur une base nationale et internationale. Cette lutte n'était pas confinée au milieu de travail car la collectivité ouvrière réagissait aussi au chômage, aux conditions de vie, à l'inflation et aux tragédies causées par une guerre qui avait souligné les méfaits du capitalisme. La classe ouvrière de Saskatoon fournit une réponse politique et économique au capitalisme des Prairies, faisant ainsi preuve d'une fine compréhension des règales du jeu et adoptant une politique radicale qui visait à une profonde transformation de la société.









